Peu importe la rencontre pourvu qu'on ait l'ivresse...
Peu importe la rencontre pourvu qu'on ait l'ivresse...
Rédigé à 21:11 dans Rencontres virtuelles | Lien permanent | TrackBack (0)
Du sourire en veux-tu en voilà…
Enfin elle a osé ! Enfin après nous avoir déjà régalés de facéties romanesques on a droit aux réalités humoristiques dessinées d’Agnès Abécassis.
Pour celles et ceux qui ont, comme moi, dévoré ces romans vous retrouverez à coup sûr les ingrédients qui rendent cet auteur attrayante (mince alors comment j’accorde un auteur avec attrayant vu qu’elle est du sexe féminin ?...) bref… mais en plus le cadeau bonux !!
Et oui là c’est deux lectures pour le prix d’une car on a le droit aux illustrations remplies de tendresse, de justesse et de gaieté dont elle a le secret.
Pour rappel Agnès A. a d’abord débuté comme illustratrice (et rédactrice) dans un magazine santé il me semble (bon je vous rappelle tout de suite que je ne suis pas journaliste d’investigation donc à part le fait que de source sûre je peux garantir qu’elle est née le même jour que ma fille… et presque la même année… J, je ne peux pas non plus pousser trop loin mon enquête de peur de représailles !)
Elle était bien longue cette parenthèse tiens.
Quoiqu’il en soit en ce moment il fait froid, les gens font la gueule, y en a même qui sont pénibles alors pour garder le teint frais et les pommettes saillantes un seul exercice de circonstance : Lire le tout premier carnet d’Agnès A. aux éditions Hugo BD. Et puis, messieurs, sincèrement dans le genre cadeau de noël sympa pour vos damoiselles c’est juste pile poil idéal !
Les filles pourront rire d’elles-mêmes et de leurs nombreux faux complexes, sourire des relations avec leurs copines et éclater de rire lorsqu’elles verront à quoi ressemble l’homme idéal en fonction du temps de célibat…
Un sans faute pour moi et j’attends le second volume avec impatience !
Rédigé à 11:42 dans Hugo | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Ma parole ce blog hiberne ou bien ?
Oups... désolée c'est juste que je ne trouve plus assez de temps pour tout... De là à fermer cet espace il m'en faudrait plus. Alors oui les notes sont postées en dilettante que je suis, mais le coeur y est !;)
Allez pour me faire pardonner une de mes chansons préférés :
Rédigé à 06:35 dans Mon humeur en musique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une fois n'est pas coutume j'ai repris une note existante sur un autre blog. Simplement parce que je la trouve très compléte et que je ne me voyais pas dire autre chose...
Donc vous pouvez lire ici une note de mon ami Mandor ou bien vous rendre directement sur son BLOG.

J'ai reçu avant-hier ce mail de Bob Garcia:
Bonjour,
Pour avoir commis l'irréparable (j'ai publié 5 études tintinophiles - dont deux seulement contiennent des images de Tintin - tirées à qq centaines d'ex par une asso loi 1901), les "ayant-doit" de Hergé m'ont traîné en justice pendant 4 ans et me réclament au terme d'un procès grotesque et injuste fondé sur une somme de mensonges et d'hypocrisies la somme de 48.000 euros.
Comme je ne suis pas en mesure de payer une telle somme (les livres en question ne m'ont pas rapporté un centime), Rodwell m'envoie par huissier un ordre de saisie-vente de mes biens...
j'ai décidé de combattre la bêtise et la cupidité par l'humour.
Je vous invite à me rejoindre sur mon blog : "Bob Garcia et le spectre du tocard" !
http://lespectredutocard.blogspot.com/
Amitié définitivement tintinophile,
Bob
Voir aussi ma page FaceBook et la presse en ligne :
http://www.afnews.info/public/afnews/2009/10/moulinsart-b...
http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/287233/tin...
http://www.rue89.com/2009/10/29/il-ecrit-cinq-livres-sur-...
http://www.facebook.com/home.php#/profile.php?id=11681487...
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulinsart-l...
http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulin...
Ni une, ni deux, lundi soir, je file chez Bob Garcia à Chelles.
Je déboule chez l’auteur, à 19h. Bizarre la sensation d’arriver au château de Moulinsart (version minimale, certes, mais quand même).
L’homme est accueillant. Il sait que je viens en ami. Je lui propose de me dire ce qu’il a sur le cœur. Je n'ai entendu aucun podcast explicatif sur cette histoire qui secoue le monde des tintinophiles.
On s’installe dans son bureau et je branche le magnéto (Serge !).
Première partie : la genèse de l'affaire.
Les albums incriminés:



Rédigé à 15:37 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le salon du livre de Paris
Suite aux augmentations plus que conséquentes pour les locations de stands au Salon du livre de Paris (qui a lieu en mars de chaque année) , Serge Eyrolles publie et envoie une lettre pleine de bon sens.
La petite édition se bat au quotidien, nombre d’auteurs talentueux souffrent d’un manque de lecteurs par manque de projecteurs.
Si un livre n’existe pas aux yeux de tous comment pourrait-il être lu ?
Le bouche à oreilles, les salons et séances de dédicaces, quelques coupures de presse locales et surtout une volonté tenace de continuer. Ne jamais baisser les bras simplement parce que l’on croit en nos auteurs, en leurs écrits.
Pour ma part je ne comptais même pas aller au Salon du Livre de Paris, hormis le tarif il s’agit avant tout d’un rendez-vous pour les grands noms. C’est l’occasion en effet pour les lecteurs d’aller rencontrer les Stars de la littérature. Je suis la première à suivre ce mouvement étant admirative de beaucoup d’auteurs appréciés mais cela ne m’empêche pas pour autant de lire plus de livres méconnus que ceux conseillés par les grands groupes.
Bien sûr on peut s’en prendre aux librairies qui refusent de commander les ouvrages en vente ferme et préférèrent les dépôts, on peut aussi en vouloir à ceux qui organisent ces salons… mais avouez aussi que le lecteur a le choix de chercher hors des sentiers battus.
Si seulement on pouvait convaincre les personnes avides de lectures intéressantes, diverses et passionnantes qu’il suffit de cliquer, d’aller dans les salons régionaux, de lever les yeux lorsqu’un inconnu dédicace… Alors la petite édition s’imposerait plus facilement auprès de ces grands groupes.
C’est une affaire bien plus générale que ce constat d’augmentation de tarifs… Mais pourtant sans ce soutien comment approcher le lecteur ?
Monsieur Serge Eyrolles
Syndicat national de l’Édition
115, boulevard Saint-Germain
75006 Paris
Paris, le 12 octobre 2009
Copie à Monsieur le ministre de la Culture
Monsieur le Président,
Nous tenons, collectivement, à vous alerter sur l’orientation que semble prendre l’édition 2010 du Salon du Livre de Paris.
Depuis des années, le tarif « Trampoline », réservé aux éditeurs réalisant moins de 300 000 euros de chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2 000 euros HT. Somme qui peut sembler dérisoire, mais est importante lorsque l’on connaît l’état de la trésorerie des petites maisons d’édition.
Au milieu du mois d’août, Reed, le concessionnaire du salon, a fait parvenir aux éditeurs sa proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale) : le tarif « Trampoline » est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon devra dorénavant débourser plus de 4 300 euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les « options » – obligatoires (assurance, inscription, compteur électrique, etc.).
Lundi 7 septembre 2009 : une réunion, initiée par Reed, s’est tenue au siège du syndicat dont vous êtes le président en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand complet.
M. Morisset, le commissaire du Salon, nous a expliqué qu’il avait décidé « d’accompagner davantage la petite édition » et que la suppression du tarif « Trampoline » pour les éditeurs ayant déjà exposé visait à simplifier l’offre commerciale.
Pourquoi cette augmentation de 115 % ? Nulle réponse ne nous a été apportée. Pourtant, il apparaît évident qu’en doublant le tarif des « petits » stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas évolué), le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette inflation.
Lundi 20 septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs, en proposant le stand de 9 m2 à 3 519 €, ce qui « limite » la hausse à 1 519 €. Cette majoration, de 75 % tout de même, nous semble bien éloignée de la volonté annoncée par le
commissaire du Salon d’« accompagner davantage la petite édition ».
Inutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…
Nous souhaiterions connaître votre position sur cette augmentation et savoir qui en est l’initiateur. Est-ce le SNE, propriétaire du Salon, ou bien votre prestataire Reed ?
Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient voir le Salon retrouver le cadre prestigieux du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne pourra être de la fête, comme vous le confirmiez dans un entretien à Livres Hebdo en février 2009 en affirmant : « Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir. » Devons-nous en déduire que nous sommes ces « marginaux » qu’il faut commencer à éloigner ?
Dans l’attente de vos éclaircissements sur une situation que nous jugeons alarmante pour la politique du livre en France, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération la plus distinguée.
Valérie Millet, Les Éditions du Sonneur
Laurent Seminel, Menu Fretin
Francis Combes, Le Temps des Cerises
Edmond Janssen, Éditions Delga
Gérard Cherbonnier, Éditions Le Petit pavé
Jean Ferreux, Téraèdre publishing
Dominique Gibert, Diateino
Dominique Tassel, Éditions Albertine
Alain Gorius, Éditions Al Manar
Guillaume Zorgbibe, Éditions du Sandre
Michel Chandeigne, Éditions Chandeigne
Pascal Arnaud, Éditions D’un Noir Si Bleu
Émeric Fisset et Marc Alaux, Éditions Transboréal
Thierry Marchaisse, Éditions Epel
Laurence Teper, Éditions Laurence Teper
François Plisson, Éditions de La Fibule
Xavier D. de Casabianca, Éditions Éoliennes
Marie Kattie, Présence africaine Éditions
Thierry Boizet, Éditions Finitude
Pierre Picy, Éditions Kailash
Christophe Sedierta, Éditions de la Dernière Goutte
Yves Frémion, président du MOTif
Susanne Juul, Gaïa Éditions
Sylvie Vacher, libraire
Brigitte Bouchard, Les Allusifs
Samuel Seguin, Éditions Fata Morgana
Paule Martigny et Alain Vollerin, Mémoire des Arts
Jean-Luc A. d’Asciano, Éditions L’OEil d’or
Xavier Legrand-Ferronnière et Anne-
Sylvie Homassel, Éditions Le Visage vert
Sabine Bucquet-Grenet, Les Éditions de l’Épure
Arnaud Fournier, Stalker Éditeur
Claire Paulhan, Éditions Claire Paulhan
Frédéric Jaffrenou, Éditions Isolato
Pierre Marchant, Éditions Calleva
Catherine Desjeux, Éditions Grandvaux
Marjolaine Pereira, Éditions Millefeuille
Gérard Pourret, Éditions Mouck
Nicolas Gary, Actualitte.com
Pascal Pratz, Asphodèle éditions
Pascal Boulanger, bibliothécaire, auteur
Thomas Seurat, librairie Grangier (Dijon)
René et Alice Turc, éditions Grandir
Éliane Huber, libraire
Monique Subra, éditions du Carbardès
Étienne Galliand, Alliance des Éditeurs indépendants
Benjamin Jugieau, TDO éditions
Maryline Larret, bibliothécaire
Caya Makhélé, Éditions Acoria
Déborah Dupont-Daguet, librairie Gourmande (Paris)
Élise Milicevic, Éditions 1793
Évelyne Philippe, Éditions de Bourgogne
Valérie Marty, Éditions Créer
Gilles Seegmuller, Éditions de l’Onde
Patrick Lefrançois, Éditions Pascal
Marie-Hélène Alba, Éditions du Lys noir
Isabelle Drouin Soubrillard et Yves Soubrillard
Éditions Infrarouge
Martine Levy, La cause des livres
Raphaël Thomas, Éditions La ville brûle
Danica Urbani, Dadoclem
Jean-Luc Hadji-Minaglou, Éditions Lis et Parle
Philippe Raimbault, Les mots migrateurs
Jean-Christophe Pichon, Éditions Edite
Charles Merigot, Éditions de la Ramonda
Benjamin Lambert, Librécrit
Hugues Barrière, Autour du livre
Nicolas Bayart, Éditions Le Passager clandestin
Christian Sauvan-Magnet, Éditions Le Desk
François David, Éditions Motus
Gil Fonlladosa, Éditions In Octavo
Rédigé à 22:26 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Pour changer des bonbons... Non plutôt pour compléter notre dose de sucreries enchantées en cette période d'Halloween, je vous propose de découvrir un petit roman illustré drôle à faire peur !
Christophe Loupy s'est régalé à concocter un ouvrage aux couleurs de l'automne, aux couleurs d'Hallowwen. L'illustrateur : Nicolas Le Tutour a donné vie aux personnages et le résultat est une histoire qui donne quelques frissons glacés, quelques angoisses mais surtout un plaisir immense de lecture.
Pour accompagner la sortie de cet ouvrage le site des Histoires San fin organise un concours pour remporter le livre avec en prime une illustration unique réalisée par Nicolas Le Tutour...
Pour concourir c'est ICI.
C’est la veille d’Halloween et Jack Lennox se fait une joie de participer au Bal des monstres. Celui-ci est, comme chaque année, organisé par le père de son meilleur ami, Stephen, au Manoir de Rumford. Sa sœur Laureen se moque de lui, comme si on pouvait vraiment éprouver de la crainte dans ce type de soirée… Jack préfère ignorer ses remarques et s’impatiente d’aller montrer son costume à ses amis. Rien ne l’empêchera de s’amuser et de jouer à avoir peur ou à faire peur…
Pourtant parfois la réalité nous dépasse… Et c’est ainsi que Jack va faire la connaissance d’un personnage peu ordinaire.
Est-ce qu’il rêve ? Est-ce la réalité ?
Un savoureux mélange d’humour et de terreur pour se régaler de frissons, qui plaira aux enfants comme aux plus grands !
Christophe Loupy réussit, ici encore, à nous surprendre avec son imaginaire hors pair !
ISBN 9782917898154 / 7 euros TTC
Rédigé à 14:10 dans Les éditions Volpilière | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Les 10 et 11 octobre 2009 le salon de la 25e heure du livre ouvrait ses portes au Mans.
Un magnifique salon du livre... où les lecteurs étaient nombreux et enthousiastes.
Trois de mes auteurs sont venus soutenir la maison : Véronique Barbotin pour le collectif : Un parfum d'enfance, Alain Galindo pour Le camion électrique et Bernard Thépénier pour son magnifique essai spirituel.
J'ai pu revoir Jean-Sébastien Blanck des éditions Alzabane, Gordon Zola du Léopard Masqué, les éditions Mille Saisons... mes amis auteurs chez Ple, In Octavo et bien d'autres... J'ai aussi rencontré Christophe Prenant qui organise de magnifiques cafés littéraires à Blois (d'ailleurs j'y suis invitée le 14 novembre prochain...)
J'ai enfin rencontré en 3D les 2 acolytes du magnifique site Les histoires sans fin... Mais plus que des mots les photos !
Prochain salon : L'autre livre, les 20/21 et 22 novembre à paris (aux Blancs Manteaux, on s'y retrouve ?;)
Rédigé à 20:34 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Aucun doute que j’admire la romancière et plus encore la personnalité de Tatiana de Rosnay. Aussi quand j’ai découvert l’article publié sur le site Rue 89 je me suis sentie révoltée.
Pas parce que cela lui arrive à elle mais parce que la loi n’est pas cohérente. Prouver que l’on est de tel ou tel pays alors qu’une carte d’identité a été délivrée en ce sens n’est-il pas absurde ?
Tatiana fait partie de ceux qui laissent une empreinte de notre douloureux passé au travers de ses écrits. "Elle s’appelait Sarah" est un livre bouleversant qui traite du Vél d’hiv, comment peut-on demander à une personne si elle vraiment française quand tout dans sa démarche n’est justement qu’expression de liberté, rappel de faits historiques afin que personne n’oublie ?
C’est tout simplement absurde…
Que faut-il faire pour l’aider et anticiper les prochains soucis liés à cette loi.
Vu sur Canal +
Rédigé à 18:11 dans Mes nouvelles, textes, écrits... | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Un auteur est un être passionné…
Il rêve, invente et couche sur le papier son récit. Au choix il le fait pour lui et quelques proches… Il n’attend rien de particulier si ce n’est le plaisir d’écrire. Ou bien il écrit et tente la publication.
Nombre de démarches sont alors nécessaires, nombre de refus sont certains. Mise en page, taille de la police, frais postaux, attente, espoir… Impatience. Et parfois oui quelquefois… une réponse favorable et en route pour la gloire ! Ou presque…
À moins de décrocher un joli contrat dans une grande maison on signe plutôt avec de petites structures à dimension très humaine… Très… voire « une » personne pour toutes les casquettes.
Pas grave on y va quand même, ne serait-ce que pour avoir la chance de voir son livre exister « pour de vrai » !
On monte dans le bateau et on apprend à ramer… dans le même sens !
L’éditeur nous prévient : il faudra retrousser les manches, sourire, se déplacer, convaincre… Bref devenir commercial non ?
Et oui un peu… beaucoup.
Pas grave, on croit en son talent, en sa chance et on se donne à 100 000%, bien entendu on est du genre timide, on aurait préféré la douce chaleur des projecteurs, l’acclamation du public… Ou ne serait-ce que des lecteurs.
On enchaîne les séances, on multiplie les contacts, on établit son réseau. Et au final souvent le livre se vend ! Certes pas par milliers mais quelques centaines.
On reçoit alors des retours, des critiques, on apprend à faire face aux avis des autres. On se forge une carapace, on prend ce qu’il y a à prendre, on laisse le reste.
Certains deviennent aigris et trouvent qu’on leur en demande trop, réclament plus, réclament de la promotion à outrance... Le petit éditeur aimerait tant… mais les journalistes le boudent, ils ne peuvent pas parler d’Amélie Nothomb et de tous ces petits auteurs dont on ne cite même pas le nom lors de la rentrée littéraire ! Soyons sérieux ! Un magazine doit plaire, donc parler de ce que les gens aiment… connaissent. Pas de chemins détournés !
Quant aux libraires… bien entendu certains veulent bien prendre quelques livres en dépôt… on les regarde alors d’un œil attendri ranger nos rêves sur une étagère. Rêve que personne ne verra puisque personne ne vous montrera qu’il est là, si bien placé à la lettre Y alors que votre nom commence pas un L...
Les auteurs, les courageux cherchent alors d’autres solutions pour faire parler d’eux :
Les blogs, les forums, la presse locale, les buzzs, les dédicaces improvisées dans un restaurant, un bar… le bouche à oreille.
Et ce qui est drôle c’est que certains vendent ainsi bien plus de livres qu’un auteur de premier roman publié chez un grand !
Pourquoi ?
Simplement parce qu’il n’a pas attendu qu’on vienne vers lui, il a été vers les autres.
Est-ce déstabilisant ? Certainement.
Est-ce humiliant ? En aucun cas !
Un auteur n’est pas un commercial mais un rêveur qui croit en ses rêves, doit les défendre autant qu’il y tient.
Croire en soi c’est la première chose à faire si on veut que les autres nous suivent.
On a tous la possibilité de changer la donne… Il y a des milliers de circuits pour lire, ne nous contentons pas de la tête de gondole, des personnes amères… Soyons plus légers ! La littérature n’a rien de dramatique, c’est un art, quelque chose d’abstrait que l’on peut pourtant toucher.
Osons aller vers l’inconnu. Et si parfois la déception est au bout des pages on aura au moins la fierté de ne pas suivre la seule route que l’on nous aura proposé.
Chaque pas est important, celui de l’auteur qui franchit bien des obstacles, celui des lecteurs qui aiment sortir des sentiers battus…
Rédigé à 17:27 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)


Les Virades de l’espoir…Samedi 26 septembre 2009, à la demande de la maire adjointe de la commune de Maurepas : Marie-Claude Dorémus, nous avons réuni quelques auteurs pour une séance de dédicaces pas comme les autres.
En effet les auteurs présents (et leurs maisons) ont reversé une partie de leurs bénéfices à l’association http://www.vaincrelamuco.org
Pour ceux qui ne connaissent pas cette maladie génétique un petit point à caractère informatif :
C’est une maladie génétique, toujours transmise conjointement (le plus souvent sans le savoir) par le père et
Ce mot est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE.
Le corps de chacun d’entre nous produit du mucus. Cette substance fluide tapisse et humidifie les canaux de certains organes de notre corps. Dans le cas de la mucoviscidose, le mucus est épais et collant. Ce manque de fluidité va provoquer des difficultés au niveau des voies respiratoires et digestives. Ainsi les bronches peuvent-elles s’encombrer et s’infecter provoquant toux et expectorations. Les voies et canaux digestifs (intestins, pancréas, foie) peuvent également être obstrués, provoquant des problèmes de digestion.
Pour aider tous ces enfants à grandir sereinement, pour aider à trouver des traitements qui pourraient agir sur la cause plus que sur les symptômes chaque année en France ont lieu Les Virades de l’espoir. Il s'agit des manifestations phare de "Vaincre la Mucoviscidose".
Donner son souffle à ceux qui en manquent : tel est le credo de cette journée qui propose à chacun d'accomplir un effort physique (marche, course, vélo...) en apportant un don personnel et/ou des dons recueillis auprès de son entourage.
Les Virades de l'espoir représentent 60% des ressources de l’association.
Aujourd’hui dimanche 27 septembre 2009 plus de 500 Virades vont se dérouler, trouvez la votre et rejoignez ce souffle de vie…
Quelques photos prises pendant la manifestation du 26 septembre à Maurepas.
Photos non libres de droit, pour tous renseignements contactez les éditions Volpilière.

Nathalie Dossarps

Dominique Dyens des éditions Héloïse d'Ormesson
http://www.editions-heloisedormesson.com/aparaitre.php

Harold Cobert des éditions Héloïse d'Ormesson
http://www.editions-heloisedormesson.com/aparaitre.php

Marie-Laure Bigand des éditions Laura Mare
http://editions.lauramare.com/

Stéphane Morizot des éditions Soldats du feu

Marie-Pierre Ianiro des éditions Volpilière

Stéphane Nolhart des édiptions Ple



Elisabeth Robert et Stéphane Morizot
http://www.soldats-du-feu.fr/lequipe-de-soldats-du-feu-magazine.html

Elisabeth Robert

Nathalie Dossarps et ses acolytes de l'école de danse.
Rédigé à 10:35 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Le coup de foudre pour l’amour… Les mains qui cherchent dans les draps… le parfum du délice, toi. Tant de souvenirs, de regards éparpillés, de lèvres sensuelles… Les battements de cils au cœur d’une émotion. Etre amoureux de l’amour, croire que tout un passé n’est fait que de trésors. Oublier les blessures pour garder en soi le Vrai. La sensation qui ne ment pas. Les visages si proches, la caresse douce et latente d’un moment intense. Les couples cachés, les amants blottis, les danses langoureuses. Un miroir dans les yeux d’un autre, se reconnaître au travers d’un sourire. Rêver plus fort, désirer l’instant unique de la première fois. Réapprendre à aimer, savourer le corps de l’autre, exquise gourmandise. Embrasser la vie par les frissons. Une rencontre improbable, les destins croisés de tant d’êtres… Quand on sent la force de l’envie, quand on sait que rien n’empêche l’éclosion d’un sentiment. Un baiser, un corps à corps pour enlacer la vie de fantasmes et de Réel. Douceur ardente du moment de plaisir, pureté de l’innocente pensée secrète… Du désir de l’autre naît la faim de soi…
Rédigé à 15:53 dans Mes nouvelles, textes, écrits... | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Un bien joli week-end !
Pierre Gemme est venu depuis le Jura pour passer le samedi en séance de dédicaces chez Auchan ! Animal Totem a toujours autant de succès, il vient d’ailleurs d’être mis en valeur dans la revue des livres pour enfants (véritable sésame pour les bibliothécaires). Notre auteur a aussi eu la surprise de rencontrer des lecteurs venus le féliciter ! Tous semblent attendre la suite !
Le lendemain c’était le tout premier Salon des écrivains de Rambouillet et quelques auteurs de la maison Volpilière étaient présents.
Deux des lauréats du concours Un parfum d’enfance : Véronique Barbotin et Franck Vervueren, et Pierre Gemme.
L’association Arts et Lettres avait organisé ce salon d’une manière remarquable, bel accueil, beaux stands et pas de stars médiatiques. Un grand bravo à la présidente Suzy Maltret.
Je crois bien que de tous les salons auxquels j’ai participé celui-ci fut le plus riche de rencontres et de lecteurs.
Le voyage du chat d’Yves Pinguilly a rencontré son public ainsi que La fuite de Marie Olivier-Ziglioli, et beaucoup de rambolitains ont aussi voulu découvrir « Un parfum d’enfance » pourtant déjà fortement lu dans cette ville depuis décembre 2008. Ce livre bénéficie donc toujours d’un joli bouche à oreille et la couverture accroche l’œil.
Encore beaucoup d’heures passées à défendre les choix d’une ligne éditoriale claire et douce : des romans contemporains et des romans jeunesse pour faire comme les grands.
Ce fut aussi l'occasion de rencontrer un éditeur passionné, Jean-Sébastien Blanck, il réalise de superbes livres pour enfants. Sa maison se nomme Alzabane et le site refléte entiérement les ouvrages proposés !
J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer "pour de vrai" la belle Michèle Sebal, auteur du Miel des lunes et publiée chez Glyphe.
Samedi prochain nous serons présents aux Virades de l’espoir de Maurepas. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe il s’agit de deux journées nationales de mobilisation contre la mucoviscidose, maladie génétique.
Pour tous, un mot d'ordre : donner son souffle pour ceux qui en manquent.
Le but : sensibiliser le grand public et collecter des fonds pour vaincre la mucoviscidose.
Les Virades de l'espoir sont des marches parrainées, où chacun peut accomplir un effort physique à sa mesure en apportant des dons recueillis auprès de son entourage et/ou un don personnel. Les Virades sont aussi de grandes fêtes conviviales où se déroulent les animations les plus diverses. Dédicaces, spectacles de danse… Traditionnellement, chaque Virade se termine par un lâcher de ballons, symbole de souffle et porteur...
Cette année c’est la 25ème édition !!
Récapitulatif:
1985 : 1e Virade de l’espoir en Auvergne et 15 000 euros collectés
1995 : 125 Virades et 3.1 millions d’euros collectés
2002 : 350 Virades et 4.8 millions d’euros collectés
2004 : 400 Virades et 5 millions d’euros collectés
2008 : 480 Virades et 6.4 millions d’euros collectés
Les Virades vont permettre à Vaincre la Mucoviscidose de financer une recherche ambitieuse tournée vers l’intérêt du patient et des programmes d’amélioration de la qualité des soins et de la vie quotidienne. L’association va ainsi contribuer aux événements suivants :
1989 : 1ère greffe pulmonaire en France chez une patiente atteinte de mucoviscidose
1994 : 1er essai français à Lyon de thérapie génique de la mucoviscidose
2002 : Création des Centres de Ressources et de Compétences de la Mucoviscidose (CRCM) et généralisation du dépistage systématique de la mucoviscidose à la naissance
2005 : 1ère identification d’une molécule prometteuse dans le domaine de la thérapie de la protéine : le Miglustat
2008 : Lancement du 1er programme de recherche dédié à la transplantation pulmonaire, co-financé avec l’association Gregory Lemarchal.
Pour trouver la Virade la plus proche de chez vous, c'est ici: http://www.vaincrelamuco.org/ewb_pages/v/virades.php
Les auteurs qui seront présents reverseront une partie de bénéfices au profit de la lutte contre la mucoviscidose.
Les auteurs présents à Maurepas :
Dominique Dyens
Harold Cobert
Elisabeth Robert
Marie-Laure Bigand
Marie-Pierre Ianiro
Franck Vervueren
Stéphane Nolhart
Stéphane Morizot
Dominique Laporte
Rejoignez-nous !!!
Rédigé à 21:40 dans Le monde de l'édition | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Parfois certains manuscrits semblent s’échapper de la haute pile en attente et sans savoir ni comment, ni quand ils vous prennent en otage !
Voilà ce qui s’est passé avec le texte de Carole Bonnet !
Une histoire pour les enfants avec des ingrédients savoureux… Les mômes qui vivent les aventures de l’auteur ne sont autres que les siens.
Trois garçons, trois fortes têtes qui vont, au fil de l’écriture, apprendre les valeurs universelles de l’union.
« L'union fait la force » est donc le tout premier volet d’une série destinée aux 6/12 ans. Des enfants qui s’échappent par le rêve et qui permettent aux lecteurs de développer leur imaginaire.
Au-delà de la sortie prochaine de cet ouvrage un drôle de phénomène s’impose… L’auteur est belge et déjà toute la Belgique s’intéresse au roman. Des articles de presse chaque semaine, des interviews télévisés, des sponsors et des parrains sportifs très connus tel que Steven Defour.
Les écoles et les communes réservent d’ores et déjà des exemplaires et une agence de voyage a décidé de restyler un autocar aux couleurs des héros des Aventurêves !
Une incroyable aventure familiale qui associe la littérature au sport et à l'école.
Que demander de plus ?
Sortie officielle le 23 octobre lors d'une soirée de lancement à Antoing en Belgique.
Interview Télévisé : CLIC
Rédigé à 10:45 dans Les éditions Volpilière | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Elle porte des chaussures à talons bien trop grandes, un collier de perles nacrées et des bracelets de pacotille.
Le sourire aux lèvres, le chandail trop large sur sa robe de princesse et ses boucles blondes qui lui cachent les yeux.
La poupée dans la poche d’un tablier, elle s’envole au fond d’un jardin imaginaire, un tour de balançoire et elle se sent si légère.
Haute comme trois pommes, des papillons à la place de cils, on entend son rire à des kilomètres à la ronde.
En courant elle se retrouve les pieds nus, l’herbe fraiche lui caresse les mollets. Elle s’arrête un instant pour observer cette jolie coccinelle. Elle repart aussitôt pour cueillir un coquelicot…
La petite fille à l’air malicieux qu’il suffit de regarder pour sourire…
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Un tout petit, un que l’on ne distingue pas… un qui ne laisse pas de trace apparente.
Un sourire, un élan de gentillesse. Quelle sincérité touchante dans cet élan du cœur… On se croit fort de gentillesse, de nos liens. On est respectueux alors les autres aussi… Logique classique.
Mais le couteau grandit, on sent une gène. Un truc indicible qui devient imposant.
On se retourne : personne ?
Mince alors mais j’ai pourtant bien senti un coup ?
Non ? J’ai dû me tromper, pardon, désolé.
Mais pourtant je vous promets ça fait mal !
Un ami ne vous veut que du bien… toujours !
Trahison ? De quoi on parle là ?
Je suis riche de mes amis, de leurs épaules. Lui, comme les autres il sera toujours là pour moi ! Enfin si ça entre dans son planning !
Un courrier, quel courrier ? Pardon madame vous me parlez de mise en demeure? Je ne comprends il y a 5 minutes encore j’étais avec lui et… Il vous a dit ça ? Non impossible c’est un pote, enfin un copain, un voisin peut-être, une connaissance du moins…
Je crois que je vais aller voir mon Docteur, ce n’est pas normal cette douleur lancinante.
Chaque jour on se croise, on se fait la bise, chaque jour on pense à un ami, à nos souvenirs communs… Et chaque jour on pleure sur une faille, sur une absence.
L’ami de 20 ans qui vous raye de sa vie parce qu’il ne peut décemment pas vous rendre ce que vous lui apportez, parce que chacun a ses priorités. Le voisin qui vous sourit mais tire avec des balles en caoutchouc sur votre chat dès que vous ne le voyez pas. Le Patron qui vous félicite et se cite lui-même comme l’instigateur du projet auquel vous vous avez consacré nuit et jour.
Le monde est hypocrite soit… La mauvaise foi règne soit. Les gentils sont des niais soit.
Quel est le costume idéal dans ce monde où chacun regarde son chemin et écarte les opportuns ?
Je veux quand même tendre la main, je dois me prendre un couteau dans le dos pour ça ?
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Gilles, tu es éditeur depuis un bon bout de temps et tu es très impliqué dans ce milieu.
Tu es quelqu’un de cash qui aime la vie, en profite tout ayant conscience des difficultés du quotidien.
Il y a une raison qui explique ton envie permanente de vivre au travers de tous tes sens ?
Oui, la peur de la mort ! Comme je ne suis pas très croyant (en fait pas du tout...), et que je ne suis pas James Bond, je suis convaincu qu’on ne vit qu’une fois et qu’il faut en profiter au maximum...
Par ailleurs, je suis un être qui vit plutôt dans l’excès que dans la mesure et cela explique la façon dont je vis et les relations qui en découlent...
Enfin je suis totalement allergique à l’hypocrisie et aux faux semblants, je ne crois pas vivre très différemment de la majorité des gens, je crois simplement que j’assume ce que je dis et ce que je fais et les autres pas.
Ni dans ce qu’ils sont, ni dans ce qu’ils font et donc à fortiori dans ce qu’ils montrent d’eux.
Je suis comme tu me connais et je ne cherche pas à être ce que les gens voudraient que je sois, on vit pour soi, pour les gens qu’on aime et pas pour le regard des autres !
Plus je vieillis et moins je supporte les gens qui vivent dans l’importance de l’image d’eux que l’on pourrait avoir !
Je vis ainsi pour faire mentir la phrase d’Alfred de Musset dans « Le roman par lettres » :
« Dis-moi un peu d'où vient cette manie de n'être jamais ce qu'on est ? » !
Nous nous connaissons depuis 3 ans et tu as toujours été d’une extrême gentillesse à mon égard et à l’égard de mon mari.
Pourtant je ne suis rien, ni parisienne, ni fille de…, ni riche et je ne gagne rien en travaillant dans ce milieu. Tu avoueras donc que cela me semble logique de parler de ce qui s’est passé au mois de juillet tant les jugements hâtifs et démesurés m’ont choqués !
C’est pourquoi je voulais t’offrir cet espace, pour te permettre de dire ce que tu avais envie de dire sincèrement et sans langue de bois.
Et si on me taxe encore de copiner pour être publié, j’assumerai sans souci mon amitié envers toi. Dans un milieu professionnel on fait de belles rencontres et tu en fais partie.
Donc… cet été un buzz issu de la diffusion de l’émission Strip-Tease a été relayé sur quelques blogs.
On t’a jugé, on t’a salit, voir même parfois insulté et jusqu’ici tu n’as rien répondu.
Courageux ?
Non absolument pas ! Cela n’a rien à voir avec le courage. La seule réaction que j’ai eue concerne un commentaire sur Héloïse dont je ne supporte pas qu’elle soit ainsi traitée...
Pour le reste il n’y a eu aucun courage d’aucune sorte à ne pas répondre à l’ensemble des abrutis qui n’ont rien d’autre à faire que de passer leur temps sur internet !
Je voulais avant tout savoir pour quelles raisons tu avais accepté de participer à ce tournage et ce que tu souhaitais faire passer comme message ?
J'ai accepté de faire cette émission parce qu'à l'origine elle devait parler d'édition!
Il y a eu 11 jours de tournage, il y a donc 88 heures de rush...! Je savais absolument qu'il s'agissait de Strip-tease mais je pensais que cela serait centré autour des différents aspects du métier. D’ailleurs il a été tourné des scènes en réunions commerciales, chez des libraires, dans des salons du livre...
Bien entendu je n'ai pas vu l'émission avant sa diffusion car je n'aurais pas accepté que des auteurs soient ainsi traités par moi certes, mais surtout devant des dizaines de milliers de gens. Par ailleurs, je ne trouve pas cela intéressant du tout cette approche pseudo people..! C'est donc un portrait semi vrai, semi faux, surtout de moi, du métier et de ma manière de l'exercer! Encore une fois je regrette énormément que les séquences avec les auteurs aient été ainsi montées et diffusées...
Cela étant l'excuse n'efface pas l'offense et très honnêtement, je regrette non seulement ce que je dis et montre mais surtout de m'être prêté à ce jeu ridicule sans l'assentiment d'Héloïse et cela depuis le premier jour ! J'ai donc perdu, deux auteurs, deux amis et un peu de crédibilité... Très cher payé pour une connerie !
Je crois avoir répondu aussi sincèrement que possible !
J’ai assisté à un morceau de tournage et personnellement je t’ai senti à l’aise, dans ton élément. Lorsque les caméras te filmaient constamment, est-ce que tu les oubliais ou est-ce que tu en jouais ?
Les caméras, plus exactement la caméra faisait partie du décor, comme le reste. Je ne l’oubliais jamais et j’en jouais un peu, mon côté cabot mais absolument pas celui que les gens ont cru voir dans le déjeuner avec Max...
Est-ce que tu as la sensation d’avoir représenté le milieu de l’édition ou juste ce que tu es ?
Non, je n’ai jamais eu la prétention de représenter l’édition même si mon premier métier dans ce métier a été représentant... Je ne voulais représenter, « représenter » n’est d’ailleurs pas le terme exact, je ne souhaitais que montrer la façon dont, moi j’exerce ce métier.
On te voit taquin, on te voit aussi pernicieux, tu cherches des solutions pour permettre à la maison EHO d’avancer encore un peu plus mais on te voit souvent agir seul. Héloïse semble plus rigoureuse et sans doute plus exigeante, est-ce une répartition du travail ? L’alliance de la fantaisie et de la rigueur ?
C'est une répartition des rôles qui n’était pas celle que nous avions imaginé au départ mais qui en réalité reflète parfaitement à ce que sont nos personnalités.
La rigueur et le sérieux pour Héloïse et le déconnage pour moi ...
Mais contrairement à ce qui a été dit de manière un peu violente s’il y a une chose que je ne fais jamais c’est me prendre au sérieux ! Ce métier est une pratique quotidienne de l’humilité !
Si nous savions (tous éditeurs confondus) faire des livres qui se vendent cela se saurait ! La réalité c’est qu’il n’y a que des livres qui ne se vendent pas, cela devrait inciter certains à réfléchir...
Les auteurs filmés ont-ils vu les scènes avant la diffusion ?
Non ! Personne n’a rien vu ! Si j’avais vu le montage, je pense que je me serais opposé à sa diffusion. Personne ne peut accepter d’être vu dans la situation dans laquelle ont été vus Éric et Richard ! Rien ne justifie cela !
Est-ce que tu as eu des reproches de la part de ton entourage suite à cette diffusion ?
Bien entendu ! De la part de beaucoup de gens à commencer par Héloïse qui était contre depuis le début ! Le plus difficile dans cette histoire est d’avoir été montré sous un angle qui n’est qu’une facette (et pas la meilleure !) de moi et d’avoir perdu deux auteurs et deux amis...
Penses-tu que pour être publié il faille « copiner » ? Qu’en est-il de la légende du manuscrit reçu par la poste ?
« Copiner » ne sert à rien, « piner » peut-être... Là je suis fidèle à ce que les gens disent de moi en ayant seulement vu l’émission et en ne me connaissant pas...
Bien sûr que non cela ne sert à rien de « copiner » chez moi, d’ailleurs personne (moi y compris) ne peut dire qu’il n’a jamais publié pour faire plaisir...
La légende du manuscrit reçu par la poste est vraie...sinon ce ne serait pas une légende ! Il se trouve que recevant 3 000 manuscrits par an la proportion de ce qui est publié en étant reçu par la poste est chez moi de 3 pour mille c’est à dire un par an...
Que penses-tu des anonymes qui ne cessent de te critiquer cachés derrière un écran alors qu’ils n’ont qu’une vision tronquée et éphémère de ta vie, de ton travail ?
Honnêtement ? Très majoritairement une bande de frustrés aigris qui ne savent de quoi ils parlent. Ni du métier d’éditeur, ni de la littérature, ni de la réalité économique... des ratés qui n’ont jamais réussis à faire publier leurs manuscrits et déversent leur bile sur le premier éditeur qui passe... En gros rien de grave, déplaisant mais pas grave...sauf le commentaire suivant que vais te livrer brut et qui ne me concerne pas, celui là je ne laisserai pas passer.
« 19. Le samedi 1 août 2009 à 19:49, par stupidity
Je connais le dossier H²O-GCS d'assez près... Et je peux dire que ce qui persiste à me fasciner, c'est qu'Héloïse continue à intéresser les gens... Hé! c'est pas parce que c'est la Paris Hilton des Lettres Françaises labellisées "pur Figaro" que c'est une fille intelligente, cultivée et compétente... Elle n'a pas lu un manuscrit depuis des années, et peut-être même pas du tout un livre depuis presqu'aussi longtemps. Elle est toujours dans le job, parce qu'il y a encore des tas d'imbéciles (dont les auteurs qui se pâmeraient pour être publiés par elle) qui s'imaginent que le charme (à défaut du talent) se transmet dans les gênes... et son père, ah son père, il est si charmant avec ses yeux bleus rieurs et son sourire de gentil tonton polisson et spirituel... Il y a encore des tas d'idiots pour crever d'envie d'être invité aux dîners de crétins qu'H²O donne dans son appart du 5è arrondissement (ouaaaaahhhh! ch'uis invitée chez la fille de d'Ormesson, samedi, trop la classe!!!) - appart qu'elle paie naturellement avec les 2500 euros qu'elle se verse chichement chaque mois, évidemment! Croyez-moi, la vraie peau de vache, c'est elle. Lui, c'est le bouffon qu'elle a ramassé dans un bistrot et qui lui sert d'écran à sa bêtise, sa méchanceté et son incompétence. Conclusion, si vous êtes nulle, goujate et bête, faites-le oublier en prenant un mec qui le soit tout autant que vous et qui ait une grande gueule en supplément. Plus un bon coup de coude!A part ça, inutile d'aller s'auto-éditer, à moins de vouloir absolument se faire escroquer. 95% des éditeurs français sont des gens qui font bien leur métier... Encore faut-il que les milliers d'écrivains qui leur envoient des manuscrits puissent admettre que bien faire son métier, ce soit aussi refuser de les publier... eh oui, sorry, c'est la triste vérité, certes difficilement audible pour qui a passé ses journées et ses nuits à écrire un roman : le monde se passe parfaitement des écrits sans génie dont la boîte postale des maisons d'édition est quotidiennement gavée jusqu'à l'indigestion!
Ce commentaire là est insultant pour Héloïse. Moi je prends les risques et je les assume mais celui ou celle qui écrit se cache derrière un pseudonyme qui devrait être simultanément son prénom et son nom de famille n’est pas l’illustration absolue du courage et de l’intelligence...
En gros c’est même l’illustration de l’inverse !
On peut dire ce que l’on veut de moi mais on ne touche ni à ma femme pour qui j’ai un respect et une admiration sans limites, ni à mes enfants...
Ce commentaire là aura forcément des suites...
Pour toi le métier d’éditeur, c’est quoi ?
Éditeur ce n’est pas un métier, c’est un mode de vie. C’est peut-être le seul aspect positif de l’émission que d’avoir montré que nous vivions l’édition à chaque instant de notre existence...
D’ailleurs si c’était un métier il y aurait une école pour l’apprendre, or il se trouve qu’il n’y en a pas...
Maintenant techniquement c’est repérer un texte, un auteur, en faire un objet beau et intelligent, mener une réflexion sur la commercialisation et la promotion, parler aux journalistes mais pas trop, être en contact avec des agents pour les livres étrangers mais ne pas être dépendant d’eux, c’est juste respirer, parler, manger, boire , rêver édition toute la journée et toute la nuit !
C’est voir les libraires, les commerciaux, prospecter de nouveaux auteurs, garder ceux qui sont chez nous, bref c’est une vie à temps complet : être éditeur !
La boutique ne ferme jamais ! Et si on veut être en contact avec des Australiens ou des Sud Américains il faut travailler aussi la nuit... Et on le fait et on est heureux !
Tu penses réellement que cette émission a porté préjudice à EHO ? Que les lecteurs s’arrêteront à une diffusion plutôt qu’au contenu des ouvrages publiés, plutôt qu’aux talents des écrivains ?
Non, je ne pense pas. Les réactions des gens que je connais, y compris dans le milieu, ont été bonnes. Il faut relativiser dans 10 jours tout le monde aura oublié cette émission...En dehors des abrutis qui tourneront en boucle sur Internet mais ceux là, ils m’en gratouillent une sans chatouiller l’autre !
S’il fallait recommencer, tu le referais ?
Non, en tout cas pas sans savoir ce qui sera diffusé et encore une fois, je ne parle pas de moi, mais des auteurs, en particulier Richard et Éric.
As-tu un message à faire passer ?
Je voudrais m’excuser auprès de ceux qui ont été blessés par cette émission ou qui se sont sentis trahis...
Pour le reste comme le dit Al Pacino :
« La perception qu’ont les autres de ma personnalité ne me concerne pas »
Et puisque tu as eu la gentillesse de m’accorder cet espace je finirais par une vraie phrase de vraie littérature :
"Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse." Edmond Rostand dans « Cyrano de Bergerac ».
Rédigé à 10:07 dans L'interview In de la semaine! | Lien permanent | Commentaires (30) | TrackBack (0)
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