Peu importe la rencontre pourvu qu'on ait l'ivresse...
Elisabeth Robert: Te Souviens-Tu de Nous ?
La maison d'édition Pietra Liuzzo n'existe plus.
Collectif: Les Bouquets de Tulipes
La maison d'édition Pietra Liuzzo n'existe plus.
Elisabeth Robert: Au-delà des regards
Plus distribué.
Peu importe la rencontre pourvu qu'on ait l'ivresse...
Rédigé à 21:11 dans Rencontres virtuelles | Lien permanent | TrackBack (0)
Un ouvrage qui se lit avec facilité. Ce qui me vient à l’esprit après l’avoir refermé : un long cri sourd. Une douleur qui gangrène toute une famille.
Tout débute avec la perte d’un frère et tout continue avec la vie qui reprend ses droits. La mort n’épargne personne et surtout pas ceux qui restent.
Emmanuel Parmentier écrit bien, de façon cinématographique et douce. Un rythme très différend de ce que l’on a l’habitude de trouver dans la majorité des romans.
Il s’adresse aux adolescents et aux adultes. Il s’adresse à ceux qui savent combien le temps n’efface rien. On panse juste nos blessures. Mais il permet aussi de deviner l’espoir et de montrer les étapes d’une reconstruction. Certes la vie est cruelle mais elle offre aussi des opportunités. Le jeune frère en deuil a le droit de vivre malgré tout.
Quant aux parents, comment survivre à un tel drame. Comment rester unis dans la souffrance. L’indifférence ? L’enfermement, le silence… Comment ne pas s’éloigner de ce qui nous ramène au vide.
Un roman fragile et efficace, Emmanuel a beaucoup de talent. Il écrit aussi des poésies et il a le caractère des véritables artistes. A découvrir sans tarder aux éditions Grrr…Art.
Je vous recommande d’ailleurs aussi un autre de ses livres : C’est quoi un bon livre ? toujours aux éditions Grrr…Art.
Rédigé à 21:09 dans Les éditions Grrr...Art | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Et voilà… les vacances sont enfin là et je peux donc assouvir ce plaisir de lire des romans choisis avec soin, durant le temps de l’éternité. Car oui, mes vacances ont toujours ce petit goût d’infini. Comme si jamais je n’allais revenir. D’ailleurs, entre vous et moi, à chaque fois je reviens un peu moins…
Il y a quelques temps, suite aux articles de Karine Fléjo et d’Henri Delorme, je me suis laissé tenter par la lecture d’un roman paru chez Stock : L’ardoise magique de Valérie Tong Cuong. Je suis tombée sous le charme de son écriture, fragile, efficace et le talent qu’elle a de savoir nous narrer des romans intelligents, sensibles et troubles. Chaque ligne nous ramène à nos propres existences.
J’ai donc acheté, en livre de poche, Providence. Je n’ai même pas regardé la quatrième de couverture, j’ai voulu choisir l’auteur avant le contenu. C’était mon choix, découvrir un peu plus son travail, son imaginaire. Et c’est ainsi que je me suis enfermé dans des inexistences désarmantes, dans des destins croisés de personnages si bien décrits que l’on a la sensation de les avoir en face de nous. Type de langage, façon de retracer leur chemin… J’ai suivi d’une traite cette histoire jalonnée de coups du sort.
J’ai eu l’impression d’attraper des petits bouts de ma vie dans certains traits de personnages. Ce qui est difficile dans la vie c’est de se construire malgré nos passés, nos douleurs. Pas évident d’aller de l’avant quand on nous a tellement abîmé lorsque nous étions gosses.
Mais la providence, le jour de chance… Un billet à la loterie différent, peuvent nous amener à un sourire sincère. Celui qui vient du cœur et pas celui que l’on affiche en toutes circonstances uniquement pour ne pas gêner les autres.
J’ai adoré cet ouvrage et donc je le recommande les yeux fermés… Enfin ouvrez les pour le lire tout de même !;)
Modeste secrétaire, élevant seule son fils, Marylou est très en retard pour une importante réunion de travail. Coincée dans les embouteillages et le métro, elle finit par piquer un sprint, son lourd dossier sous le bras. Elle tente le tout pour le tout. Parfois la vie tient à une poignée de minutes.
Albert Foehn est lui plutôt en avance, il a rendez-vous chez un notaire pour régler sa succession. À soixante-dix-huit ans il ne lui reste que quelques mois à vivre. En une fraction de seconde la vérité sur son existence éclate.
Producteur de cinéma influent, père d'un grand fils dont il ne se sent pas proche, Tom veut demander sa main à la capricieuse Libby. Il en est très amoureux. Un stupide accident de vélo va changer la donne.
La brillante Prudence, " partner " dans un cabinet de conseil réputé, a dû mal à se faire une place au sommet. La couleur de sa peau entrave son ascension. Mais parfois la vie vous remet les cartes en main.
Un chien, un macaron à la violette, un suicide raté, l'explosion d'un immeuble, vont modifier le destin de ces protagonistes et les réunir dans un hôpital. Telle la chute de dominos, la providence, bousculant leur vie, s'amuse à redistribuer le jeu.
Croisant le destin de personnages en mal d'amour, à la manière d'un brillant Magnolia, Providence est un roman choral qui pointe les solitudes de notre époque, les lâchetés et les compromissions de la société.
Rédigé à 21:27 dans Les éditions Stock | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Nestor lutte contre un trafic de filles de l’Est. Andréa est écrivain. Ils pourraient former un couple ordinaire et vivre une histoire normale, mais le temps semble leur échapper. Un rien les sépare, à moins que ce ne soit un monde. Le roman qu’Andréa écrit se réfléchit peu à peu dans la réalité et interfère dangereusement avec le combat de Nestor. Les deux amants parviendront-ils à déjouer les mauvais tours du destin ?
D’une audacieuse architecture et d’une grâce inouïe, Tout contre est un hymne au présent, aux sentiments qui transcendent le temps.
Il y a 4 mois de cela j’étais invitée au Salon du livre de Châteauroux. Un lieu magique puisque nous dédicacions dans un ancien couvent.
Non loin de moi, une très belle jeune femme, avec un regard bleu incroyable, signait son premier roman. La couverture rouge foncée accroche l’œil et nombre de visiteurs s’arrêtent. Elle a le sourire facile et on sent bien le public sous le charme.
Elle s'appelle Marie-Florence Gros.
Je me suis intéressée à elle et j’ai acheté son ouvrage : Tout contre.
J’avais déjà vu la bande annonce sur Internet. En réalité c’est aussi parce que je l’ai écouté lire des passages de son livre lors d’une soirée littéraire que je me suis laissé convaincre.
Une histoire complexe puisque nous naviguons constamment entre deux périodes pour deux personnages. Un amour qui semble impossible puisque le temps les sépare. Il est très difficile de parler de cet ouvrage tant il est différent de ce que l’on a l’habitude de lire en terme de construction.
Le passé est un présent pour l’un. Le présent est un passé pour l’autre… Et pourtant durant un certain temps ils vont vivre leur amour au même rythme.
Pour découvrir ce roman il faut prendre du temps, s’installer et profiter du fil de cette histoire énigmatique. L’écriture est douce, à fleur de peau.
Nestor et Andréa, les deux héros, vivent dans un espace temps différent, ils s’aiment mais leurs sentiments grandissent de manière bien distincte.
C’est donc une histoire d’amour, de rencontre et d’impossible. Un moment de poésie où l’on cherche sans cesse à ce qu’Andréa et Nestor se rejoignent, se comprennent. On attend que la sincérité de leurs âmes prenne la place de la réalité.
On ne peut pas être déçu lorsque l’on lit ce livre. Pour une fois un roman tendre et complice que le lecteur a envie de relire pour être certain de ne pas avoir raté un instant de la vie de ces deux âmes perdues. Je le conseille chaudement !
Résumé :
Andréa emménage, quand une voiture renverse un homme sous ses yeux.
L'homme est emmené, dans un état grave. C'est Nestor, son nouveau voisin du dessus.
Le lendemain, elle entend marcher dans l’appartement de Nestor. Elle va prendre des nouvelles. A sa grande surprise, c'est lui qui ouvre, en pleine forme. Il refuse de parler de l'accident, il la fait entrer.
Commence une relation qu'Andréa trouve fascinante : il lui offre les fleurs qu'elle aime, les livres qui lui plaisent. Sa bibliothèque est faite pour elle ...
Nestor tombe toujours bien, Andréa tombe amoureuse.
Ce n'est que peu à peu qu'elle prend conscience de l'étrangeté de leur histoire. Ce n'est que peu à peu qu'elle comprend ses silences...
Voir le teaser : http://www.dailymotion.com/video/xc0yte_tout-contre-un-roman-de-marie-flore_creation
Rédigé à 15:28 dans Les éditions EHO | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
résumé : Rosetta Banana est une adorable cochonne coquette et rondelette. Mais depuis son arrivée dans sa nouvelle école, personne ne lui parle et ne veut jouer avec elle ! Il paraît qu'elle sent mauvais !
Heureusement, Coton le mouton va trouver une idée de génie pour que Rosetta se fasse des amis...
Un petit album jeunesse qui m’a tapé dans l’œil il y a quelques temps. Depuis peu je l’ai enfin offert à ma petite dernière.
Hier soir nous avons donc découvert ensemble cette histoire au titre humoristique.
On plonge rapidement dans le petit monde de Rosetta, nouvelle élève et tout de suite moquée elle s’isole. Heureusement un petit mouton du nom de Coton ne va pas la laisser seule. A deux on trouve toujours de bonnes idées pour se faire des amis.
Ce livre aborde ainsi la différence perçue. Les enfants sont cruels mais changent vite d’avis, pourvu qu’on prenne le temps de leur faire comprendre certaines choses. Et c’est donc dans la solidarité et le phénomène de groupe que Rosetta Banana et ses amis vont sourire ensemble.
Les images sont très jolies, les dessins des animaux sont tout en rondeur. Ma fille a beaucoup aimé le mouton et Rosetta la cochonne.
Un petit moment de plaisir que je recommande vivement.
Auteur : Virginie Hanna
Illustratrice : Christel Desmoinaux
Editions Auzou, mai 2010
Rédigé à 09:31 dans Editions Auzou | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Lilith, une petite chatte toute blanche, courageuse mais pas téméraire, s'échappe un jour de sa maison. Heureuse de sa nouvelle liberté, elle s'éloigne, mais le soir tombe, et dans la neige, les ombres grandissent.
Lilith parviendra-t-elle à retrouver le chemin du retour, malgré les étranges créatures qui sont à sa poursuite ?
J’aime beaucoup la ligne éditoriale des éditions Mic_Mac et hier, tandis que je dédicaçais mon dernier ouvrage dans un Cultura, j’ai acheté un de leurs livres. En fait je l’avais déjà aperçu lors d’un salon du livre et j’avais immédiatement été séduite par les illustrations.
Difficile de ne pas craquer pour Lilith, la petite chatte qui avait peur des ombres.
L’illustrateur, Xavier Collette, a réussi à imager des ombres scintillantes, les couleurs sont sublimes car inhabituelles.
Hier soir j’ai donc lu, avec plaisir, cet ouvrage à ma fille de 3 ans. Je voyais ses regards apeurés quand la petite chatte semblait perdue et effrayée et son sourire grandir quand la petite chatte était rassurée. Mon grand de 10 ans s’est aussi assis près du lit pour mieux écouter cette si belle histoire écrite par Rozenn.
C’est vraiment un très beau livre, l’histoire, les images, le ton, tout y est. On suit le parcours de Lilith qui s’éloigne un peu trop de chez elle, qui craint l’inconnu. Ses grands yeux verts nous donnent envie de la câliner, de la rassurer.
Un joli cadeau pour les enfants qui aiment s’endormir avec des images plein la tête…
Rédigé à 09:45 dans Editions Mic_Mac | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une jeune femme passionnée, une personne prête à s’investir totalement pour que son rêve devienne réalité. Une auteur, un ouvrage, une maison d’édition et voici que le nom de Florence Dell’Aiera prend toute son ampleur.
Je l’ai connu par une amie commune : Léa Jane (autre écrivain de talent que vous pourrez découvrir prochainement). Elle avait besoin d’un petit conseil. Je me suis intéressée à elle et son parcours m’a touché.
Les auteurs d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier, la plupart n’attendent plus les réponses des éditeurs, ne conservent pas leurs manuscrits dix ans au fond d’un tiroir. Non, à présent ils vont de l’avant, ils se prennent en main. Et c’est ainsi que Florence a ouvert sa propre maison d’édition : Morey.
Catharsis, le premier volet d’une saga fantastique qui devrait séduire les adolescents comme les adultes.
Un style fluide et accessible et surtout des personnages attachants que l’on suit sans peine au fil de leurs péripéties.
Quatrième de couverture :
Juillet 2012. Salomé Delmas a dix-sept ans et le bac en poche. Elle pense pouvoir se reposer avec sa meilleure amie, Jasmine, dans le manoir provincial de Zaphir Cohen, jeune acteur en pleine ascension. Ce lieu, dont Salomé ne connaît rien et qui pourtant lui semble très familier, sera celui de sa propre transformation. Elle connaîtra l’amour et les affres d’un lointain passé la reliant aux victimes cathares. Son salut, et celui de ses amis, passera par son combat avec Robert le Bougre, célèbre inquisiteur aux ambitions démesurées.
Salomé se voit révéler une bouleversante mission, faisant d'elle bien plus qu'une simple adolescente.
Qui sommes-nous vraiment, qui croyons-nous être ?
Que cachent nos perceptions, nos craintes et nos rêves ?
Comment oser être soi-même voire... beaucoup plus ?
Rédigé à 10:41 dans Morey éditions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Une rencontre exceptionnelle à l’Escale littéraire.
Il y a quelques temps de cela mon amie journaliste Aida me soumet l’idée d’organiser une soirée de signatures sur Paris.
Je suis touchée et j’accepte, elle a l’habitude de mener des interviews et des rencontres littéraires en Vendée. Immédiatement je pense à la belle librairie L’escale littéraire. Elle les contacte, je sais que je ne suis pas vraiment connue et qu’ils travaillent beaucoup. Elle arrive tout de même à les convaincre de me recevoir pour une soirée.
Toutes les deux nous sommes aux anges mais une idée germe dans la jolie tête d’Aida… Et pourquoi pas faire de cette soirée une rencontre extraordinaire !
Alors elle contacte Isabelle Alonso et Dominique Dyens, deux auteurs que je connais un peu et que j’apprécie énormément. Elles disent tout de suite OK.
Et voilà l’idée d’une rencontre de femmes se concrétisait.
Olivier et Diane, les adorables libraires nous reçoivent comme des princesses. Beaucoup de personnes se déplacent pour nous écouter lire et parler de nos ouvrages.
Au final un moment magique. Je ne me sentais pas forcément à ma place, un peu au milieu des grands. Je suis plus souvent dans l’artisanat et pour une fois on me regardait différemment. J’ai apprécié ces instants d’écoute, d’échange. Les questions d’Aida, le public exigent et doux.
Cette librairie se situe boulevard Montparnasse, il s’y passe toujours quelque chose. Les amoureux de la littérature doivent retenir cette adresse car dans ce lieu des personnalités, des auteurs, des critiques, des lecteurs, des passants se croisent… Plus qu’une librairie c’est un foyer de la littérature.
Un grand merci pour cet accueil…
Rédigé à 21:54 dans Mes séances de dédicaces illustrées | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
En discutant un peu avec elle j’ai réalisé que son nom ne m’était pas inconnu et puis… je me suis souvenue de Mabrouck Rachedi et du petit Malik que j’avais tant adoré. Et voilà le lien était renoué, Habiba est sa sœur et on m’en avait déjà parlé.
J’ai donc succombé au plaisir de m’offrir son livre « Kiffer sa race ».
Quatrième de couverture :
Dans une cité d’Argenteuil, c’est la rentrée scolaire pour Sabrina, brillante élève d’une classe de première.
Entre les embrouilles avec un jeune frère qui joue au petit chef, le changement de comportement mystérieux de
D’autant que l’arrivée d’Alphonse Mercier, au milieu du trimestre, va perturber l’équilibre fragile d’une classe aussi sympathique qu’indisciplinée.
Alphonse est beau, drôle et si brillant qu’il risque de souffler à Sabrina la première place qu’elle protège jalousement. Il risque aussi de lui plaire…
On plonge tout de suite dans cet univers, le langage, les émotions et cette faculté de retranscrire le Vrai. Pas de superficialité dans le texte, on est au cœur des sentiments, des jalousies et des rires. Une gamine de 15 ans qui se cherche, qui entre en compétition pour rester la première de
On découvre sa vie de famille ses craintes, ses tourments. On suite la vie de cette jeune fille avec curiosité, avec attention. On a presque l’impression d’être avec elle dans la classe, sur le toit de l’immeuble, dans l’appartement de ses parents. Cette fluidité de l’écriture doit être de famille car déjà en lisant « Le petit Malik » j’avais ressenti les mêmes impressions.
Un livre intelligent et important.
Habiba Mahany veut envoyer un message de tolérance et de paix: « Je kiffe ma race. Au sens figuré, heureuse qui comme Alice a fait un beau voyage au pays des merveilles et au sens propre, je kiffe ma race, notre race, la seule, l’unique sur cette terre par-delà les barrières dans nos têtes : la race humaine ».
Je vais donc suivre de près eels prochaines parutions d’Habiba d’autant qu’il me semble bien qu’en septembre 2010 sort «
Rédigé à 11:03 dans Les éditions JC Lattès | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Pour une fois une lecture dédiée aux enfants... Enfin aux enfants, pas seulement ! L'univers des éditions Alzabane c'est avant tout un voyage au coeur du pays des contes. Chaque histoire est narrée de façon intelligente et touchante. C'est pour cela que petit ou grand on ne peut que s'intéresser à ces ouvrages.
Mon fils a la chance d'avoir plusieurs livres de cette jeune maison d'édition et... forcément moi aussi j'ai plongé !D'autant que côté illustrations c'est tout un monde de magie qui s'adresse à nos regards.
La feuille et son vent est une histoire double, elle est paradoxale, c'est ce qui fait le charme de cette lecture car en fonction de l'âge on ne remarque pas les mêmes choses...
La quatrième de couverture :
Un matin d’automne, celui où dans les forêts, tombent les feuilles, une jolie feuille rousse attend de chuter pour rejoindre ses congénères. Comme les autres, elle attend le Vent qui doit venir la chercher et la porter. C’est un jeune Vent, très inexpérimenté, qui se présente.. Tous deux charmés l’un par l’autre, ils décident finalement de voyager de par le monde. Leurs aventures sont magnifiques et dignes du plus bel amour... Mais peu à peu, le jeune Vent fait la rencontre de grands vents qui lui proposent d’apprendre à souffler enfin comme un grand vent. Peu à peu, le jeune Vent devient plus fort et puissant et finit par en oublier qu’il porte sa petite feuille…
Cette histoire, rappelle que malgré le tourbillon de la vie et des rencontres, nous ne devons jamais perdre de vue, celle, celui, ou ceux, qui nous aiment vraiment...
Une histoire qui nous ramène à nos propres expériences. Tomber amoureux d’un visage, d’un regard, d’une main tendue, d’un moment. Croire que c’est pour la vie, avancer main dans
Les couples qui se forment en étant jeunes se désunissent souvent avec le temps. Chaque individu évolue à son rythme et c’est ainsi qu’on n’oublie de se regarder dans les yeux. On regarde face à soi, on vise l’horizon mais parfois la main qui serre fort la nôtre s’échappe et on ne voit rien venir.
La simplicité des sentiments n’est pas quelque chose de facile à équilibrer. Ce conte est une ode aux gens aimés, aux regrets mais aussi un espoir de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Je conseille ce petit livre magnifiquement illustré aux enfants de 9 à 99 ans !;)
Rédigé à 15:52 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Une ambiance délicieusement Hitchcockienne, un suspense haletant, telle est l’impression que l’on a en lisant « Le voisin » de Tatiana de Rosnay.
Si vous ne lisez pas la quatrième de couverture vous entrerez naïvement dans un monde où la vie est paisible, tout est à sa place même l’ennui du personnage principal : Colombe Barou. Jeune maman de jumeaux de 11 ans, mariée à un homme sans cesse en voyages d’affaires et sœur d’une femme loin de sa personnalité.
On comprend rapidement que Colombe Barou vit dans l’ombre, elle n’ose jamais assumer sa subtile beauté, son talent pour l’écriture… Non elle se cache derrière un quotidien glacé. Et puis un jour... elle trouve un nouvel appartement pour abriter sa vie de famille…
C’est là que tout va basculer, nouveau décor, nouveau quartier, nouveaux voisins… et nouvelle Colombe.
Prise au piège d’un délire paranoïaque ou bien en proie à de la malveillance ? Elle sombre dans un état proche de
Comment va-t-elle se sortir de cette oppressante présence, comment va-t-elle réussir à tenir le coup face aux agressions pernicieuses du Docteur Faucleroy ?
Colombe ne savait pas qu’elle était joueuse, mais attention… elle peut perdre beaucoup à trop vouloir comprendre.
Un thriller, un roman, une histoire dans laquelle on se plonge avec frénésie. Un livre difficile à lâcher, une écriture fluide, forte. Un très bon moment de lecture. Un de mes ouvrages préférés de
Mais est-ce Colombe qui est folle ou bien... le voisin ?
Retrouvez Colombe Barou et Léonard Faucleroy sur Facebook… Les personnages de Tatiana y ont pris vie !
Le voisin de
Sortie officielle le 8 avril 2010, retrouvez Tatiana pour l’avant première de don livre le 7 avril de 19 heures à 21 heures à
120, boulevard du Montparnasse
75014 PARIS Métro Vavin ligne 4 ou RER B PORT ROYAL, Parking Montparnasse Vavin juste devant.
Quatrième de couverture :
"Ce pourrait être vous...Ce pourrait être lui..."
Un mari souvent absent. Un métier qui ne l’épanouit guère. Un quotidien banal. Colombe Barou est une femme sans histoires. Une de ces femmes auxquelles il n’arrive jamais rien. Comment imaginer ce qui l’attend dans le charmant appartement où elle vient d’emménager...
À l’étage supérieur, un inconnu lui a déclaré la guerre. Seule l’épaisseur d’un plancher la sépare désormais de son pire ennemi... Quel prix est-elle prête à payer pour retrouver sommeil et sérénité ?
Grâce à un scénario implacable, Tatiana de Rosnay installe une tension psychologique extrême. Situant le danger à notre porte, elle réveille nos terreurs intimes.
Rédigé à 18:16 dans Les éditions EHO | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Un livre envoutant, on le lit presque d’une traite tant on est dans les confidences de Mina. Son destin, ainsi que celui d’Alice sont autant de preuves que le manque d’amour peut conduire au pire.
Face aux rails, lorsque le TGV arrive, l’une saute. L’autre pas.
Et c’est de cet instant où tout bascule que tout commence. Mina est restée, Mina doit affronter ce choix, assumer le deuil de sa meilleure amie, de son autre.
Je n’avais rien lu encore de Valérie Tong Cuong, désormais je vais suivre sa route. Avec un style fin, léger comme un souffle elle nous enveloppe dans ses bras, dans ses lignes. Chaque page est une caresse où l’on prend plaisir à s’arrêter, en effet dans les pages de cet auteur, nul doute, on se sent bien.
J’avais envie de secouer Mina et en même temps de l’observer se sortir de son impasse. Curieuse de découvrir comment l’on peut survivre à ce qui nous semble le pire… Désireuse de comprendre que le pire qu’elle nous offre n’était pas encore son véritable enfer.
Un roman que je recommande, j’ai la sensation d’un livre vraiment abouti, le genre que l’on referme avec le ventre plein.
Un grand merci à Valérie Tong Cuong de nous emmener dans un univers aussi désarmant et aussi touchant.
PS : Le titre du livre m’a rappelé ce jeu où l’on écrit sur une ardoise, ensuite on la retourne, on secoue et tout s’efface. En quelque sorte c’est le destin de Mina…
Magnifique livre !
La quatrième de couverture :
Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d'un pont. Un train surgit. L'une saute, l'autre pas. Celle qui a sauté, c'est Alice. Elle est riche, jolie, et habite un quartier résidentiel. L'autre s'appelle Mina. Depuis la mort de sa mère, elle vit chez son oncle et sa tante dans le quartier des HLM.
Les deux amies s'étaient jurer de se suicider ensemble. En rompant le pacte, Mina perd toute raison d'exister. Pourquoi n'a-t-elle pas sauté ? Qu'est-ce qui l'a retenue à la vie ? Pourquoi Alice voulait-elle en finir ? Quelle spirale les conduisait ainsi au suicide ?
Devenue fugitive, Mina cherche à comprendre ce qui s'est passé depuis qu'Alice a surgi dans sa vie. Pourquoi ont-elles noué une amitié si forte ? Qui était vraiment Alice ?
Cette enquête va pousser Mina à regarder la vérité en face, une terrible vérité, dont il lui faudra s'affranchir pour gagner sa liberté.
Rédigé à 17:38 dans Les éditions Stock | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Un jour, lors d’une soirée hasardeuse j’ai croisé la route d’un jeune homme différent.
Pas différent des autres, non. Différent de moi.
Cultivé, très cultivé, rationnel et diabolique. Un auteur, un blogueur, un critique.
En tant qu’auteur j’ai du mal à me soumettre aux regards d’autrui, c’est assez paradoxal puisqu’on écrit… parfois… pour être lu.
Et avec Juan, oui il se prénomme Juan, aucune envie de soumettre mes textes à sa rigueur. Pourquoi ? Simplement parce que nous ne lisons pas les mêmes textes, n’aimons pas les mêmes auteurs… Et pourtant il y a un lien qui s’est noué. Il m’a regardée, je l’ai écouté et depuis je suis ses aventures au gré de la toile et des articles sans concession qu’il poste régulièrement sur son blog Stalker…
Un autre point nous associe… Un point noir il faut le dire, nous avons tous deux subi les attaques d’une jeune femme blogueuse et vivant à Vancouver.
Cette jeune femme, assez perfide, il me semble, aime à juger son prochain sans rien connaître de lui, parler de livres qu’elle ne lit pas et citer les noms de personnages connus juste pour leur cracher dessus.
Certes c’est son choix. Moi j’ai été cataloguée de fille qui couche pour être publiée, de bombasse qui squatte les soirées littéraires (oui finalement je vous l'accorde, c’est presque flatteur) mais… loin de ma vie et de mon quotidien je me suis lassée de ses attaques insipides et j’ai continué à travailler puisque je ne connais, pour ma part… aucun autre moyen de gagner sa vie.
Je ne la lis plus, elle n’existe plus.
Seulement voilà, Juan lui continue à écrire des articles, des critiques dignes de ce nom tellement elles sont argumentées. Et je ne dis pas que je cautionne le contenu puisque la plupart du temps je n’ai pas lu les ouvrages dont il parle.
Et Juan a publié une note assez crue sur cette jeune femme… Depuis, alors qu’elle est la première à crier Non à la censure, à empêcher son hébergeur de supprimer des notes dans lesquelles elle diffame le milieu littéraire, à s’offusquer d’être attaquée par un éditeur diffamé… Eh bien cette même jeune femme menace pourtant Juan de la même punition s’il ne supprime pas l’un de ces articles.
Alors honnêtement je ne comprends rien. Comment peut-elle se plaindre que des centaines d’auteurs, éditeurs, lecteurs, attachés de presse s’en prennent à elle, lui demandent de supprimer les fausses rumeurs, les agressions, les insultes de son blog et… en parallèle supplier Juan par voie judiciaire de supprimer une note où elle se sent diminuée !
Mais je vous laisse juger par vous-même, car après tout la liberté de lecture est plus forte que celle d’expression !;)
http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/03/02/la-lepre-d-internet-le-cas-lise-marie-jaillant.html
Rédigé à 14:03 dans Rencontres physiques | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Y a des trucs qu’on ne s’explique pas, jamais.
Ta main qui me frôle et ma façon de te repousser.
Il y a des mots plus forts que certains gestes.
Ne plus avoir peur d’affirmer le lien, la fragilité des êtres.
Assumer, affronter et sourire, garder le cap.
Tenir tête à la vie et ses pièges.
Juste parce que ça cogne, si fort.
Le rythme de ton cœur dans le mien, les battements de cils qui changent celui des ailes d’un papillon perdu au fin fond de la nuit.
Il n’y a pas que des trucs sans réponses, il y a surtout des questions inutiles.
Agir avec certitude, enfoncer les portes verrouillées comme celle d’un cœur abîmé.
Il y a ta main qui s’approche de la mèche de mes cheveux, il y a tes yeux qui semblent vides.
Et puis une étincelle et c’est le début d’un nouveau tour du monde.
Chaque fois c’est pareil, on s’emballe, on repart pour y croire.
Rien de plus joli que la naïveté d’espérer sans fin. Ne jamais cesser de s’accrocher. Et tendre la main pour que tu l’attrapes à chaque nouvelle chance.
Rédigé à 11:15 dans Mes nouvelles, textes, écrits... | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Encore une belle rencontre…
Un homme, non un artiste, qui sait utiliser les regards pour en faire de magnifiques portraits, qui s’amuse de paysages parisiens, qui contourne la beauté lisse pour en accentuer le charme.
Un auteur, un photographe, un artiste du nom de Frédéric Vignale.
Et comme il ne fait jamais les choses à moitié le voilà qui sort
Je vous invite donc à découvrir l’univers de cet artiste en vous rendant sur ces sites :
Pour ce livre inspiré de Facebook, de tous ces statuts qui n’ont de but que de faire sourire, réagir, débattre… Une toute nouvelle collection
Ou bien là : Catwoman, éditions Ragage.
Frédéric est un homme adorable et toujours prêt à aider les autres, j’apprécie son talent autant que l’humain. Parfois chez les artistes ce n’est pas compatible. Pour une fois nous avons un personnage vrai. Et je suis très heureuse de cette rencontre.
Une année 2010 qui démarre fort pour cet artiste ! Félicitations !
En littérature, la maxime est un genre littéraire qui se caractérise par sa visée moraliste. L’auteur jette un regard critique sur le monde sans prétendre pouvoir le changer. Cette forme littéraire privilégie la concision et exploite une esthétique du fragment et de
Frédéric Vignale est un de ces nouveaux auteurs qui a compris les nouveaux enjeux de cette écriture via ces nouveaux moyens d’échanges online. A la fois drôles, cocasses, érudits ou décalés, ils sont à l’image d’un trentenaire relié au monde, qui réagit en temps réel à l’actualité mondiale et qui fait partager au plus grand nombre ses vagues à l’âme, ses coups de coeur et les coups de gueule qu’il vit au jour le jour. Une auto fiction que l’on peut lire par bribes de citations.
Mine de rien la lecture globale de ces textes épars crée une unité de sens. Une personnalité originale et engagée transparaît. Frédéric Vignale, un auteur à suivre. Et si les futurs grands écrivains de demain pouvaient être dénichés sur ce nouveau terrain d’expérimentation textuelle … ?
La collection "Lu sur Facebook" regroupe des recueils de 300 statuts écrits par une même personne.
Extrait
(c) photo de couverture : Tasha B.
Rédigé à 16:56 | Lien permanent | Commentaires (23) | TrackBack (0)
Le monde du virtuel est décidément un lieu magique. Ceux qui me connaissent depuis quelques années le savent, je suis une adepte d’Internet.
L’histoire d’un forum, d’un blog, d’interviews, de livres, de réseaux sociaux et me voilà riche d’amitiés qui n’auraient jamais existées sans ces canaux de diffusion.
Un ami au Canada, un autre tout près de chez moi, mais bien au-delà des distances on se découvre par nos goûts. On se rapproche à force de sensibilité.
J’ai tellement d’exemples de personnes devenues précieuses suite à quelques articles lus, écrits sur des blogs…
Jusqu’au jour où j’ai finalement intégré dans un de mes romans les possibilités de ces échanges pour survivre.
Désormais je privilégie l’édition, je publie des auteurs talentueux, je rencontre des illustrateurs extraordinaires, des attachés de presse des organisateurs de salons, des journalistes… et je suis noyée dans un milieu si loin de mes débuts.
Eh bien, non, finalement je ne serais sans doute jamais comédienne, encore moins ce clown tant espéré… Je ne serais sans aucun doute plus jamais qualiticienne. Non j’ai découvert une passion, pas tant celle de la littérature que celle des voyages. L’imaginaire, le rêve, la vie… Tant de thèmes qui collent à mes désirs.
Des week-ends dédiés aux manifestations littéraires, des semaines chargées de lecture, de corrections, de maquettes, d’échanges avec des auteurs, des éditeurs, des correcteurs, de coups de téléphone aux libraires… Je crois pouvoir affirmer que sans mon envie d’écrire et sans mon blog je ne pourrai pas vivre de cela.
Depuis quelques mois pourtant je délaisse mon univers bloguesque, je travaille en sous-marin. Je profite d’un réseau social pour continuer à observer les autres, pour parler de ma vie, de celles des autres… pour découvrir des œuvres, des artistes et les admirer. Me suis-je enfermée dans ma tour…
Non, j’apprends juste à prendre du temps pour travailler et élaborer avec rigueur des livres de qualité, chaque publication m’amène à me remettre en cause. C’est si bon d’apprendre tous les jours. Trouver un peu de joie, il suffit de plonger sur le Net lorsque l’on est trop seul, lorsqu’on a mal. Il y a toujours quelqu’un pour vous rappeler quelle chance que la vie, quelle chance que la santé, que les enfants…
Des trésors d’échos qui remontent le moral jusque dans le cœur. S’épancher, trop parfois, douter et obtenir des réponses, vouloir hurler, rire… On trouve de tout dans cette gigantesque salade composée.
Bien sûr tout cela a un coût, celui de la fatigue, celui du manque d’énergie pour les miens. C’est ceux qui nous sont proches qui subissent le plus le monde virtuel.
La réalité semble trop lisse. Et pourtant en quittant l’écran on redécouvre les sourires, les éclats de rire, les soucis aussi… Le Net serait-il le puits d’Alice au pays des merveilles ?
Ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est désormais l’un dans l’autre.
Une vie complexe où chacun devient un peu moins physique, un peu plus introverti dans l’extravie.
Combien de ceux que l’on croise changent lorsqu’on les rencontre. Les fous rires façon LOL deviennent des regards vides ou intrigants, délicieux ou désarmants.
Combien de ceux que l’on rencontre deviennent des amis de toujours ?
Au final derrière l’écran, face à la vraie vie on se ressemble tous. Piégé ou piégeur, amusé ou apeuré.
Le Net est une source inépuisable de liens. Et demain qui sera mon nouvel ami ? Un frère, un cousin, l’écran réunit ceux que la vie sépare. Il faut saisir cette opportunité et habiller de sincérité les fantasmes lointains, les pensées cachées de nos claviers.
Tout est affaire de complémentarité.
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